2600 postes en moins en 2019, je dis non !

Alors que les rentrées 2018 et 2019 seront marquées par une hausse des effectifs d’élèves, Jean-Michel Blanquer a annoncé un solde de  suppression de 1800 postes pour la rentrée 2019. Ce solde, annoncé lundi, cachait la réalité du nombre de suppressions dans le second degré : 2 600 postes y disparaîtront en 2019 par redéploiement entre premier et second degré.

Jean-Michel Blanquer a joué sur la présentation des chiffres pour dissimuler l’ampleur des coupes dans les lycées et les collèges qui vont contribuer à une nouvelle dégradation des conditions d’études des élèves et de travail des enseignants.

L’augmentation annoncée du budget de l’Éducation nationale de 830 millions d’euros, inférieure à l’inflation, entérine cette suppression de postes et font des lycées et collèges les contributeurs majeurs à la réduction des dépenses publiques.

Dans un communiqué, le SNES-FSU a exprimé “sa colère et son incompréhension” devant de telles remises en cause et demande au gouvernement de renoncer à ce projet.

Alors que nous avions dénoncé cette dégradation avec Alerte-effectifs,  et demandé en cette rentrée des créations de postes pour faire face, le gouvernement nous charge encore plus la barque.

Le ministre prévoit d’amplifier la dégradation des conditions d’étude des collégiens et des lycéens. En guise de palliatif au manque de postes , il envisage de toucher au statut des enseignants pour les contraindre à deux heures supplémentaires au lieu d’une.” précisait déjà le communiqué publié lundi. Un tel choix ne ferait qu’alourdir encore la charge de travail, les conditions actuelles d’enseignement conduisant déjà une majorité d’enseignants à devoir faire des heures supplémentaires.

Tout au long de l’année 2018, le SNES-FSU avait déjà dénoncé la réalité du temps de travail des enseignants et de leur rémunération insuffisante.

L’éducation nationale “devait rester une priorité et on voit bien que ça ne l’est plus. On est en train de mentir aux familles et aux élèves”, a dénoncé Frédérique Rolet, secrétaire générale du Snes-Fsu sur franceinfo

“Dans cette réforme du lycée, il est dit qu’il faudra mutualiser les enseignements, donc tout le monde n’aura plus le droit à une offre de formation riche dans tous les lycées. On se doutait donc bien que le second degré serait sacrifié, mais là, on est en train de mentir aux familles et aux élèves”, conclut Frédérique Rolet.

Travailler plus pour gagner moins

Plus d’élèves, plus d’heures supplémentaires, un point d’indice gelé : la réalité est que notre charge de travail augmente sans cesse, sans que notre rémunération ne suive.  Cela n’est pas supportable.

Avant les initiatives de mobilisation, nous pouvons déjà agir ensemble pour faire entendre notre préoccupation, comme l’on fait ces enseignants interviewés par le Huffington Post. Le Snes-FSU avait déjà publié les réactions d’enseignants face à la charge de travail induite par la dégradation des effectifs.

 

5 minutes pour agir ensemble


Dites-nous quelle est la situation dans votre établissement  

Depuis la rentrée, plus d’un millier de personnes a déjà participé à notre enquête. Les résultats témoignent déjà d’une évolution des effectifs préoccupantes, avec 27,4 élèves en moyenne au collège et 32,9 au lycée.

 

Vous aussi, participez à l’enquête

 

 Interpellons le ministre et l’opinion publique 

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